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Côté, Jean

L'oeuvre protéiforme de Jean Côté est un hymne à la vie. C'est aussi une aventure débutée fort tôt dans sa vie. Le dessin était déjà le moyen d'expression privilégié de l'enfant Côté. D'écoles de peinture au Québec, en ateliers de lithographies, Graff à Montréal, Pons à Paris, à l'Institut des Beaux-Arts, en sculpture , à Montréal, l'artiste a pris le temps d'investir plusieurs champs d'expression plastique: maîtrisant des techniques et forgeant un style propre au plus près des émotions qui l'habitent et du regard attentif et passionné qu'il pose sur la vie.

Ami du peintre Jean-Paul Riopelle, canadien comme lui, Jean Côté cherche également à traduire l'émotion, au-delà du motif; démarche qui l'a conduit vers l'abstraction lyrique dans un tourbillon de matière rehaussée d'objets banals et héréroclites, rebuts de vie, passagers de mémoire, anonymes et pourtant tellement remplis d'humanité.

Jean Côté peint le temps, la vie, le passage, l'éphémère et l'éternité. A la «magie du premier jet», de la première tache de couleur, il répond par l'incorporation d'objets (fer rouillé, cuillères, morceaux d'aluminium recyclé...), objets informes détachés de leur fonction passée, abandonnés, jetés, oubliés, qui retrouvent vie et sens sur la toile de Jean Côté. Un échange s'installe ainsi entre l'artiste, l'oeuvre, l'objet sans mémoire, la couleur. Rejoignant Kandinsky ou Zao Wou Ki, dont il se sent proche, Jean Côté crée au-delà du visible, touchant à l'indicible de toute condition humaine comme à l'universalité des émotions et des sentiments.

Extrait du livre ART 20e et 21e siècles, REGARDS éditeur


Oeuvres

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