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Poissant, Marc

Né en 1945 à Montreal, Marc Poissant passera la plus grande partie de sa jeunesse dans l’Outaouais. De tout temps, Marc Poissant dessine et peint pour son plaisir. C’est vers l’âge de vingt ans qu’il revient s’installer à Montréal, où il travaille dans différents domaines et où il étudie en même temps plusieurs disciplines, passant des sciences exactes aux humanités. Les cadres institutionnels et scolaires ne lui conviennent pas.

Sa curiosité lui pousse tout de même à continuer à s’informer, à lire, à apprendre, à vouloir connaître le monde. C’est en autodidacte qu’il mènera sa quête absolu. Pendant dix ans, son apprentissage se poursuivra à pousser les techniques et le travail des matériaux à leur limites. Pastel, acrylique, huile, papier ou toile, pinceau, brosse ou spatule, tout est expérimenté. Ses sujets sont variés, paysages urbains ou ruraux qu’il reformera à partir des photographies prises sur les lieux mêmes. D’abord coloriste, Marc Poissant est toujours à la recherche de nouveaux rapports entre les couleurs, cette constituante de la peinture qu’il considère, avec justesse, la plus subtile de tous ses éléments formels. Toujours stylisés, ses paysages résultent non seulement des apports de la mémoire visuelle mais aussi de la vie intérieure qui entre en jeu de sorte que le produit final demeure toujours indéterminé à l’avance.

Marc Poissant peint avant tout pour se faire plaisir. La toile blanche ne lui fait pas peur, elle devient pour lui un alliée, support de son œuvre. Ce qu’il fait doit le satisfaire. Marc Poissant peint par nécessité, travaillant les formes et le couleurs dans un seul but, faire bouger les choses, afin qu’elles donnent ce qui se cache derrière leur réalité concrète. Marc Poissant va par instinct, sans faire intervenir la conscience. L’intellect intervenant dans un deuxième temps, celui de la création. Le réal l’influence de façon inconsciente. Le choix des couleurs ou le coup de spatule sont probablement dus à l’émotion et il s’y laisse aller. Il fut un temps où il avait besoin de prendre du recul vis-à-vis de la toile mais actuellement, une pleine maîtrise de la technique et une connaissance profonde de lui-même font en sorte que l’œuvre s’affirme en cours de travail : c’est l’âge de la maturité.


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