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Exposition Marcel Fecteau – Samedi 14 octobre à 13h

Exposition Marcel Fecteau – Samedi 14 octobre à 13h

Marcel Fecteau

 

Une sublimation de la nature québécoise

VERNISSAGE: le samedi 14 octobre à partir de 13h

L’exposition se poursuit jusqu’au 23 octobre 2017

 

Marcel Fecteau est né à Montréal le 11 octobre 1927. À 14 ans, alors qu’il travaille dans un camp de bûcheron en Ontario, il découvre sa créativité et réalise ses premiers croquis. À son retour à Montréal, il expérimente la sculpture puis s’oriente vers les arts graphiques. Il va mener une carrière dans ce domaine tout en continuant la peinture et la sculpture. Toute sa vie, il n’a cessé de travailler dans les arts, mais c’est en 1969 que débute sa carrière de peintre. En 1972 a lieu sa première exposition solo à la galerie Bernard Desroches.

 

Les huiles de Marcel Fecteau sont une transposition des états d’âme de l’artiste devant les paysages québécois ; l’harmonie des couleurs et des formes donne une impression de sérénité, presque de confort, comme une acceptation soumise au climat parfois rude du Québec. Le peintre est dans son élément, il ne fait qu’un tout avec la nature et il se soumet à elle avec respect, avec une tendresse déférente.

Il engendre un tableau lorsqu’il se sent vibrer avec le sujet, scènes champêtres ou nature sauvage. Il voyage au cœur de ses émotions et ne connaît pas de demi-mesure ; il doit aimer profondément ce qu’il peint.

Il extrait de la nature par le jeu de l’imagination ce qu’il nomme la « dominante », le plus beau et le plus touchant. Il souhaite « mettre du charisme » sur le tableau pour attirer les gens. On reconnaît ses œuvres à ses ciels, ses ombres, la lumière si particulière qu’il confère à ses paysages souvent teintés d’un jaune ou d’un bleu caractéristiques ; ce sont les obstacles dans le ciel qui le rendent prodigieux, créant des reflets sur la terre et des jeux d’ombres et de lumières.

Avec ses toiles, il permet au spectateur l’exploration du territoire québécois dans son ensemble. Il a peint toutes les régions du Québec, de la Gaspésie en passant par les Laurentides jusqu’au Centre-du-Québec, ainsi que toutes les saisons. Il dit cependant ne pas trouver l’inspiration en été quand le vert tendre devient vert foncé. Il est moins attiré par la couleur uniforme des arbres durant cette période, créant moins de contraste ; il n’y a alors pas de jeux de couleur intéressants selon lui. Il faudra attendre l’automne au cours duquel, les couleurs combinées aux ciels agités offrent une vision éclatante, « too much » qui crée l’exaltation chez le peintre et offre matière à produire des tableaux spectaculaires.

« Le peintre ne doit pas se contenter de reproduire ce qu’il a sous les yeux, mais doit peindre également ce qu’il voit en lui-même. » Cette phrase du peintre Caspar Friedrich sied parfaitement à Marcel Fecteau en ce qui concerne le choix des couleurs, des volumes, des masses qui constitue une vision propre à Fecteau et rend ses travaux reconnaissables entre tous. Il ne copie pas la nature mais se sert des éléments qui la composent et les perfectionne, il en rehausse les couleurs. Il interprète ce qu’il voit, il fige le temps, suspend un instant privilégié, un état de la nature qui sort de l’ordinaire et joue avec par le maniement des couleurs et des formes. Par exemple il saisit la beauté hors du commun des ciels tourmentés. Il réchauffe le froid en le « décrivant » par des couleurs chaudes.

Il aime tant le paysage québécois qu’il fait partie des peintres de la Norditude (au côté de Jacques Hébert, de Louis Tremblay, de St-Gilles et des regrettés Paul Tex Lecor et Bruno Côté) qui ont fait don de certaines de leurs œuvres à la Fondation de la Norditude et ont ainsi contribué au financement de projets de recherche visant la protection de fragiles écosystèmes du Nord.

Homme sans âge, la peinture est sa fontaine de jouvence puisqu’il est capable de réparer le toit de sa maison comme de s’adonner avec toujours autant d’énergie à son art.

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