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Renée duRocher : Xanh entre vert et bleu – du 16 novembre au 3 décembre 2017

Renée duRocher : Xanh entre vert et bleu – du 16 novembre au 3 décembre 2017

XANH entre vert et bleu

 

Originaire de Granby, bachelière en arts plastiques de l’Université du Québec, Renée duRocher expose son travail sur la scène nationale et internationale depuis 1976 et a à son actif une cinquantaine d’expositions individuelles et collectives.

 

Depuis 10 ans, elle s’inspire de ses voyages (notamment Russie, Ecosse, Turquie, Chine, Inde, Egypte, et dernièrement, Vietnam). Elle les définit comme ses « muses ». Les bases de son travail pictural se fondent en grande partie sur le rapport au temps, à la durée et à l’histoire. L’approche de ses sujets a évolué avec les années. Dans « Xanh », ce thème est abordé d’une manière nouvelle. Après avoir visité le Vietnam, Renée duRocher a lu « Vi », le livre de Kim Thuy, écrivaine québécoise d’origine vietnamienne, arrivée à dix ans au Canada avec d’autres « boat people ». La lecture de cet ouvrage, parallèle évident avec son voyage, lui a permis de titrer ses œuvres avec les mots utilisés par Kim Thuy.

 

Par ce mélange pictural et littéraire, elle présente Sa Pa, une ville du Vietnam, et en dévoile les teintes. « Xanh » veut dire « vert » en vietnamien. Le vert des paysages dans cette série est luxuriant, fertile, riche. Le village entre nuages et montagnes, peuplé d’ethnies aux tenues traditionnelles bariolées l’a marquée. C’est ainsi que prennent forme ses souvenirs du Vietnam, révélés par cette série colorée et vivante, comme les habitants de cette petite contrée.

 

Dans ses précédents travaux, on a souvent pu constater qu’elle traduisait sa fascination pour les vestiges et les artefacts qui se conservent à travers le temps. Elle jetait un regard actuel sur les faits anciens, la transmission du savoir et de la pensée à travers le temps et l’espace. Dans « Xanh », ce ne sont pas des objets qui symbolisent l’éternité du passé, ce sont des portraits de gens qui vivent selon des coutumes ancestrales, peu affectés par la modernité. Avant, Renée duRocher peignait des visages esquissés, mais ici, les portraits s’imposaient. On ne pouvait trouver mieux pour représenter le passé dans le présent. Les deux ne font qu’un dans des tableaux aux couleurs on ne peut plus vives, qui composent des ensembles harmonieux.

 

Cette exposition regroupe des œuvres sur toile ou papier ; il s’agit de techniques mixtes (collages, pastels, calligraphie chinoise).

 

 

 

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